Filaments de célébrations célibataires

Descendances d'une Grande Mère à Varier
Vendredi 15 juillet 2005 5 15 /07 /2005 00:00

Prenant la CLEF des champs , en mot quete de lignes de partage, je suis tombé sur une evelYgne .

Par Arachne - Publié dans : Jyreve
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Mardi 12 juillet 2005 2 12 /07 /2005 00:00
Suite de '"Renouveau socialiste ?"
( Réference  : Article de Jacques Généreux  )
Commentaire concernant  le "contresens sur la modernité"

Citation :

"1°) Évitons le contresens sur la modernité


Pour commencer, d’un point de vue méthodologique, être socialiste, c’est croire que le monde n’est pas ce qu’il est mais ce que l’on en fait, que les lois de l’économie restent les lois des hommes — façonnées par des institutions, des conventions sociales et des choix politiques —, c'est croire, enfin, que les croyances et les comportements sont influencés par l’environnement social dans lequel grandissent et vivent les individus. Les trois soi-disant "constats" qui induisent chez certains une logique d’adaptation du socialisme, ne sont donc pas des données exogènes, mais les résultats datés et mouvants d’une interaction sociale complexe dans laquelle l’action humaine délibérée joue un rôle essentiel.
Puisqu’elle le peut donc, la politique doit adapter le monde à son projet et non l’inverse, façonner patiemment ses contraintes et des marges de manœuvre et non les subir. Cette attitude est la seule qui soit "moderne" au sens que la philosophie politique donne à ce terme, à savoir : l’esprit de liberté initié par les "Lumières", mouvement d’émancipation de l’humanité à l’égard de toutes les lois qu’elle ne se donne pas elle-même. "

1. Une nuance pour commencer : " croire que le monde n'est pas ce qu'il est, mais ce que l'on en fait " :

De quel "monde" est-il question ? Seulement du monde humain en tant que produit de la pensée et de l'action humaine ? Ou du "monde" aussi comme "pruduction de la nature" avant  et indépendamment de l'action humaine ?
Que toute "science" comme discours soit une production humaine , sans doute, mais il n'en résulte pas que le "réel" comme tel n'ait pas de consistance "propre", consistance  que précisément le discours scientifique est chargé de  "représenter" d'une façon ou d'une autre à l'intérieur de ses dispositifs culturels sans doute, mais qui ne permettent  pas de réduire tout le" réel" à la simple connaissance explicite que nous avons construite à propos de ce réel.
Je ne pense d'ailleurs pas que Jacques Généreux veuille ici défendre une thèse de relativisme culturaliste généralisée ( thèse qui est d'ailleurs intrinsèquement contradictoire , puisque si elle se veut radicale , elle devrait s'auto-relativiser elle-même ... ), mais simplement insister sur le fait que notamment l' "économie politique" , comme discipline , est une construction culturelle., et que d'autre part, l'objet même qui est étudié , les systèmes de production , de consommation et d'échange , est étroitement dépendant, dans la complexité de ses processus , de l'organisation de l'action humaine. La nuance que j'introduirais cependant, c'est que précisément , du point de vue de l'"objet d'étude" ,  les processus "économiques" sont  à cheval sur des déterminismes "naturels" ( entendons par là les lois de la physique - conservation de l'énergie par exemple - , et les régularités que présente au moins statistiquement le monde vivant  et dont la biologie peut aussi nous donner un certain nombre de modèles explicatifs  ) , et des processus plus proprement liés à l'organisation des sociétés humaines.
Il ne faut donc pas à mon sens ,  faire comme si cet enracinement de l' économie humaine dans l'"écologie" globale de la biosphère et de la géophysique terrestre n'existait pas. Les processus économiques  sont donc une des zones charnières capitales entre ce qu'il est convenu d'appeler le rapport "nature/culture".
D'autre part , dans le domaine propre de ce qui dépend de l' activité humaine plutôt que du seul développement  de processus "naturels" non humains, tout ce qui est "humain" , n'est pas pour autant sous "contrôle délibéré" d'une volonté humaine quelconque , individuelle ou collective. La sociologie et d'autres sciences humaines  nous proposent  aussi des modèles explicatifs dans lesquels la part  d'intervention intentionnelle consciente des acteurs humains n'est pas forcément prépondérante.

Je ne crois pas pour ma part , que nous ayons quoi que ce soit à gagner, si nous adhérons à une philosophie proche de celle des "Lumières" , à faire semblant de croire que "tout" n'est qu'une question de volonté humaine .

La proposition sur laquelle je tomberais assez d'accord, c'est plutôt de dire qu'on ne sait pas a priori jusqu'où POURRAIT dans l'avenir , s'étendre la prise de l'action délibérée des hommes, qu'aucune connaissance actuelle ne peut a priori dessiner de façon définitive les limites d'une "réalité naturelle" qui échapperait comme telle de façon absolue à une action libre délibérée future.

La formulation "Etre socialiste , c'est croire que le monde n'est pas ce qu'il est  mais ce que l'on en fait" , me semble donc déjà à nuancer :
- s'agit-il de "croire" quelque chose ? ( le "socialisme" est-il une forme de "religion" ? )   ou s'agit-il plutôt de choisir , de décider de quelque chose , de vouloir quelque chose ?

- ne vaudrait-il pas mieux dire : "le monde est ce qu'il est - dans le passé et aujourd'hui - , mais de cela il ne résulte en aucune façon , ni qu'il ne changera pas , ni surtout qu'une volonté délibérée ne puisse pas y changer des  aspects très importants , dont en effet certaines modalités du fonctionnement économique"  ?

Je suis donc bien d'accord avec le postulat que le" monde" est modifiable , mais cela ne m'empêche nullement de considérer qu'il y a une "consistance" et donc une "résistance" notamment "inertielle" propre aux "réalités" .  Système de principes de "conservations" et de "symétries" qu'il est important de bien "connaître"  -  ( dans le savoir collectif  en termes "scientifiques" notamment ) pour pouvoir agir ( techniquement ) de façon plus efficace : le "progrès des sciences et des techniques" est donc une condition nécessaire , même si elle n'est pas suffisante, à un projet politique de type "socialiste".

2. L' esprit de liberté initié par les Lumières.

Citation :
"
Puisqu’elle le peut donc, la politique doit adapter le monde à son projet et non l’inverse, façonner patiemment ses contraintes et des marges de manœuvre et non les subir. Cette attitude est la seule qui soit "moderne" au sens que la philosophie politique donne à ce terme, à savoir : l’esprit de liberté initié par les "Lumières", mouvement d’émancipation de l’humanité à l’égard de toutes les lois qu’elle ne se donne pas elle-même."

Je pourrais facilement souscrire et me sentir tout à fait dans la lignée de cette façon de concevoir la modernité comme "émancipation" de l'esprit de liberté à l'égard de toutes les lois que cet  esprit ne se donne pas lui-même.

Mais je dis bien ici : l'émancipation de "l'esprit de liberté" , car précisément au nom de cet "esprit de liberté" que je trouve d'abord en moi-même,  si je pose en même temps que ma propre liberté le droit égal de tout autre "esprit libre" ( qui se choisit comme tel )  d'accéder à la même "émancipation" , je ne vois en revanche pas du tout pourquoi tous les "hommes" , l '"humanité" , seraient OBLIGES de suivre cette même voie de l' "émancipation généralisée à l'égard de toutes les lois que les hommes ne se donnent pas eux mêmes" .

C'est ici que je propose de REPENSER clairement le fondement  d'un "renouveau" éventuel de l' "Esprit des Lumières"  :
Une certaine conception à l'époque , d'ailleurs en fait héritière d'une forme laïcisée de christianisme, prétendait pouvoir parler au nom de toute l'"humanité" , en fonction d'une "nature humaine" et de "droits naturels" associés à une telle "nature humaine" , conception qui faisait d'ailleurs que ces premières "Déclarations des Droits de l'Homme" se faisaient encore "sous les auspices de l' Être Suprême" .  En conséquence,  ces droits et donc la vision politique résultante étaient liés à une "nature humaine " jugée universelle ET comme telle hors de portée de l'homme lui-même ( la "nature humaine" en question , y compris la forme propre de la liberté humaine  dépendait donc d'un "ailleurs" sur lequel la liberté elle-même n'avait pas de prise , puisqu'elle lui devait la "garantie"  et la justification de son fondement ) .

Si certains PEUVENT aujourd'hui encore avoir une telle "croyance" humaniste comme "nature humaine" spécifique universelle préscrivant cependant à tous des "droits et des devoirs universels" , comme certains PEUVENT encore avoir une croyance religieuse ou philosophique  particulière, je propose que pour "refonder"  un nouveau "projet philosophique et politique" reprenant  d'une certaine façon celui des "Lumières" ,  ceux qui veulent librement reprendre untel projet le fasse désormais explicitement reposer , non plus sur une "nature humaine préalable" , mais sur leur pure , simple et libre COMMUNE DECISION.

L' émancipation de l' "esprit de liberté" est donc aujourd'hui de dire que cet "esprit de liberté"  repose entièrement et radicalement sur LUI-MËME , c'est - à - dire sur tous les "êtres pensants"  ( humains ou non , la question de l'espèce ou du genre "homo" n'a rien à faire dans la légitimation de cette décision ) qui , étant  capables de se penser ( de se représenter à eux-mêmes ) comme sujets libres  possibles , prennent individuellement et ensuite collectivement  la DECISION d'assumer une telle radicale LIBERTE.

L' "esprit de liberté" n'est donc "octroyé" par rien ni personne de l'extérieur .
Une fois donnée ( par un processus "naturel" en effet , "décidé" par rien ni personne , mais auto-organisé par l'évolution du monde vivant )  , la possibilité bio-psycho-culturelle d'un organisme vivant de se "représenter" lui-même comme le "sujet" d'une liberté supérieure et potentiellement ( imaginairement au minimum ) sans limites assignables , un tel sujet  -  que nous sommes vous et moi -  , peut alors aussi , mais cela relève précisément de sa "propre" libre décision ,  se vouloir désormais comme "réalisant" effectivement de plus en plus un tel projet de liberté absolue  qui jusque là était en grande partie une "représentation idéale imaginaire".

Par définition même d'une telle liberté posée , il ne saurait y avoir une façon quelconque "hétéronome" , de prétendre obliger un autre sujet à choisir une telle liberté . Lui seul , comme sujet INDIVIDUEL, peut prendre une telle décision, en toute "autonomie" . Rien ne nous permet donc, à "nous" qui prenons une telle décision, de présupposer que "nécessairement" , "tous les hommes" "doivent" la prendre, même s'il est dans notre propre liberté de poser que tous les hommes ( et au-delà tout "esprit libre conscient"  dans l'univers ) doivent POUVOIR, s'ils en décident ainsi , participer à une telle communauté universalisable de tous les "esprits libres et donc égaux dans cette liberté".

Chacun peut donc décider pour lui-même d' être ou non "membre" ou "citoyen" d'une  telle communauté  morale , et choisir aussi sa propre voie de participation au passage progressif d'une telle communauté "morale" à une "institution politique" nouvelle incarnant davantage dans le "réel social" une telle communauté morale., ainsi qu'à l'explicitation publique de la signification personnelle qu'il donne à une telle communauté.









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Mardi 12 juillet 2005 2 12 /07 /2005 00:00

Le renouveau "socialiste" impossible  dans le cadre juridique et politique actuel des Etats-Nations.

Sur le site du "Renouveau Socialiste"  , Jacques Généreux  considère que les propositions  de "Troisième voie"  qui ont été faites  sont  "une impasse qui ne propose guère mieux que de remplacer une fidélité présumée archaïque par une trahison présumée moderne. ".

Si je suis relativement  d'accord avec l'idée qu'une telle "troisième voie" est  en effet dans l'impasse, je ne crois pas non plus qu'une otpion "plus à gauche" soit  aujourd'hui possible dans le cadre  juridique et politique actuel des Etats-Nations et des formes de démocratie représentative qui leurs sont liées.

Ma thèse personnelle est que si tous ceux qui seraient d'accord pour une politique globale plus en accord avec les "valeurs de gauche" veulent trouver des conditions de réalisabilité plus favorables de leur projet politique et social, ils ne doivent plus chercher à "convaincre" une "majorité"  de citoyens dans le cadre des démocraties territoriales des Etats-Nations actuels  : Il me semble en effet suffisamment clair qu'une large partie de la population n'est pas réellement d'accord  avec une telle réorientation plus à "gauche" , soit en le disant clairement, soit même en  disant être d'accord avec des valeurs de gauche, mais  en montrant à la première occasion, par le comportement réel,  que cet accord ne se situe que dans l'idéologie de façade.  Or pour pouvoir faire à l'heure actuelle une "véritable politique de gauche" , il faudrait pouvoir s'appuyer sur une majorité très forte et réellement convaincue  dans ce sens ,  pour pouvoir faire un réel contrepoids aux forces de toutes sortes qui se composent en faveur de la poussée du "néolibéralisme  capitaliste" , et ceci SANS RETOMBER DANS LES TENTATIONS du rapport de force "totalitaire" où on prétendrait , comme naguère dans le bloc communiste,  faire le bonheur des gens malgré eux, c'est à dire en opposant des prétendues "libertés réelles" aux  "libertés formelles" des droits de l'homme.

Certains, comme le rappelle Jacques Généreux, ont  "abandonné" le combat, jugeant désormais que l' "adversaire" ( le capitalisme ) avait "gagné la guerre" ou croient encore possible de "sauver les meubles" du socialisme dans la "troisième voie" . D'autres , comme Jacques Généreux et  d'autres partisans du  "non de gauche" au dernier référendum , croient  qu'un "renouveau" d'un véritable  socialisme  est possible.

Or je ne suis d'accord , au niveau "stratégique" ,  ni avec les propositions de la "troisième voie" , ni avec celles  qui croient que dans le cadre économique, juridique et politique actuel il est possible de refaire , au niveau européen éventuellement, une politique nettement plus à gauche que les tentatives de "troisième voie" .

Est-ce à dire que j'abandonne toute possibilité d'une politique plus proche des valeurs de "justice sociale"  que celles qui se fondent sur l'acceptation de la compétition généralisée ?
NON,  mais je pense qu'il faut SORTIR beaucoup plus radicalement du cadre juridico-politique actuel où la vie politique , les majorités et les minorités politiques se jouent à l'intérieur d'entités politiques  "territoriales" , et notamment  celui des Etats-Nations.

Il s'agit de refonder , non pas une "gauche" , ou une "pensée socialiste" , à l'intérieur d'un dispositif  juridique et politique territorial hérité du passé , où il faut arriver à constituer des "majorités de gouvernement" avec certains hommes plutôt qu'avec d'autres sous le seul prétexte qu'ils vivent  à l'intérieur de certaines "frontières" définies historiquement et géographiquement  par les évènements et les rapports de force du passé.

Allons droit au but :  Pourquoi ne pas construire , à l'intérieur d'un cadre constitutionnel global comme celui de l' Europe si on veut , ou même au niveau mondial directement,  un ou plusieurs "Etats Virtuels", définis sur la base d'une législation  , sur la libre adhésion à des valeurs communes et  donc à un projet politique en gros commun , et non plus sur le fait de vivre sur un même "territoire" ? Suffisamment en tout cas pour ne plus avoir cette paralysie générale  du projet politique des "démocraties" actuelle ( parce qu'on doit se mettre d'accord avec "tout le monde" ).  Imaginons  par exemple qu'au lieu de devoir chercher dans chaque pays actuel des "majorités" de gouvernement pour faire une politique plus "sociale" dans ce pays, à l'inverse, tous ceux qui souhaitent librement une telle politique - et sont donc prêts à en payer le prix entre eux - , quel que soit leur pays d'origine ,  mettent ensemble une partie de leurs ressources ( du type "impôt" ) , pour mener au niveau de la "cité virtuelle" une telle politique plus sociale , tout simplement parce qu'ils auront librement choisi d'être "citoyen" d'une telle "cité virtuelle" plus "sociale" : il y aurait à la fois moins d'incohérences dans la continuité du projet politique d'une telle "cité virtuelle"  et aussi moins de gaspillage d'efforts et de moyens publicitaires de toutes sortes pour essayer de "convaincre" des adversaires pour pouvoir réaliser le projet politique que l'on souhaite .

On peut très bien imaginer un dispositif dans lequel on puisse passer progressivement du découpage actuel sur une base territoriale , à une distinction entre des "citoyennetés" basées davantage sur des législations non territoriales liées au fait que les "citoyens" choisissent librement leur affiliation de "citoyenneté" , comme on peut aujourd'hui choisir librement , en démocratie, son "parti", son "syndicat", ses associations, etc.
Cela existe d'ailleurs déjà partiellement , soit sous forme de "double-nationalité" , soit sous formes de droits partiels d'un "étranger" dans un pays résident, etc. De multiples formes possibles de reconstitution de liens sociaux privilégiés sont ici envisageables et qui permettent davantage à des individus qui ont plus d'affinité "idéologique"  et de projet politique de se retrouver effectivement  dans un cadre de réalisation "continue" de leur projet commun , plutôt que d'être obligé de subir des "alternances" qui soit défont à grands frais ce que les autres ont fait à grands frais, soit sont bloqués d'avance dans leur politique parce que la moindre insistance sur une politique dans un sens est contrée de mille façons par une "opposition" en sens inverse .


Pourquoi n'y a t-on pas songé sérieusement jusqu'à présent , alors que les forces économiques et financières  sont déjà depuis un certain temps "mondialisées" et en tout cas ne sont pas soumises de la même façon aux contraintes des frontières nationales ?

Sans doute parce que juqu'à présent  la proximité géographique et les "intérêts" économiques, sociaux, etc. de toutes sortes liés à ce voisinage spatial  déterminaient fortement  les raisons que les hommes pouvaient avoir de chercher à constituer prioritairement un lien social et politique plus étroit avec leurs "voisins" gégraphiques ( quelles soient par ailleurs les autres "distances" qui les séparaient  ) . Or les transformations techniques qui  ont totalement modifié les supports de transport et de communication entre les hommes créent des conditions totalement nouvelles de ce qu'on peut appeler le "voisinage" : le fameux "plombier polonais" , peut être physiquement, techniquement  présent demain matin , quasiment aussi bien que le plombier de la ville voisine.

Or toute l'organisation politique territoriale qui fait la charpente de nos "circonscritions électorales" , y compris à l'échelle européenne, le découpage entre les anciens états-nations,  est encore basée sur quasiment les mêmes dispositifs de "frontières" que ceux qui existaient à l'époque de la civilisation "agraire"  .

Sans doute parce qu'encore aujourd'hui on n'imagine pas qu'on puisse se passer - ou qu'une majorité de gens puissent se passer - d'un enracinement  territorial de type "national" , comme on n'imaginait pas autrefois qu'une majorité de la population puisse se passer d'une "identité religieuse".
C'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui ., même si on constate toujours encore ici et là des "crispations" identitaires voire des guerres autour des appartenances religieuses.

Il serait donc grand temps aujourd'hui, au moins à titre d'hypothèse, de considérer que nous pouvons penser aujourd'hui les regroupements de "citoyens" autour d'un "destin" ou d'un "projet" politique commun sur d'autres bases que celles des "Etats-Nations" territoriaux.

En particulier s'il s'agit d'un PROJET POLITIQUE lié fondamentalement aux valeurs humanistes universalistes , comme celui dont se réclament les politiques dites "socialistes" .
C'est donc en ce sens que je vais reprendre les  analyses de Jacques Généreux, concernant  les "prémisses d'un renouveau socialiste" , mais en considérant qu'il faut désormais penser un autre cadre institutionnel  politique de "mise en oeuvre" de ces idées  : un cadre politique dans lequel peuvent se fédérer librement TOUS CEUX qui sont  pour l'essentiel  LIBREMENT en accord avec ces idées, en CONSTITUANT ainsi progressivement ,  une nouvelle "cité" , donc un nouvel espace "politique", affranchi  pour l'essentiel des contraintes historico-géographiques  des anciens "Etats-Nations" . Mais bien évidemment  , un tel nouveau type de "cité" ne peut se faire qu'avec ceux qui ,LIBREMENT, pensent en effet que  la "parenté" nationale ne prime plus, politiquement , sur la "parenté des idées".

Cela ne se fera pas en un jour ... mais certaines crises potentielles des systèmes de regroupement basés sur des unités territoriales peuvent éventuellement accélérer l'histoire.

Il ne s'agit d'ailleurs pas de chercher à priver ceux qui tiennent avant tout à s'"identifier" dans un cadre de citoyenneté territoriale traditionnelle de pouvoir continuer à le faire. Il s'agit simplement de commencer à proposer des formes de regroupement juridiques et politiques sur une autre base.

Qu'est-ce qui "Nous"  interdit ,  "Nous" , citoyens potentiels d'une telle cité, de commencer à nous "reconnaître" et  à nous "compter" ?


 

Par Arachne - Publié dans : Options et opinions
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Samedi 9 juillet 2005 6 09 /07 /2005 00:00

Circulez sur les talons des itinéraires CELestes, rues et ruelles de Roue en roulette bleuie ,

Référence toujours possible en cours , réseau tendu vers celle , ligne toujours sans dé nominateur du peu de certitudes d'un projet commun de libre affiliation. 

 

  

 

Par Arachne - Publié dans : Arachne fils
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Lundi 27 juin 2005 1 27 /06 /2005 00:00

Débris-Collages Sal-leC : MomieMemoires

Par Arachne - Publié dans : Arachne fils
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