Samedi 30 juillet 2005 6 30 /07 /2005 00:00

La 'Copyleft_Attitude" peut-elle être généralisée progressivement en nouvelle forme de "citoyenneté" dans des "cités virtuelles souveraines" ( en particulier des "CityLeft " ? )

Ce qui se préfigure ici, c'est peut-être une attitude politique beaucoup plus globale, concernant pas seulement le problème de l'art ou de l' "exception culturelle" , mais bien une nouvelle forme de "lien social" , donc de "citoyenneté" possible dans bien d'autres secteurs de la vie sociale .
De même que le "Copyleft" , pour bénéficier des règles du droit commun , tout en se préservant des excès du "droit du plus fort" ( notamment financièrement ) de l'"ultralibéralisme" , doit préalablement s'inscrire dans le cadre global du "copyright" ( que les "prédateurs légalistes" acceptent comme "règle du jeu" minimale ) , il faudra sans doute que, pour penser une politique alternative à l'ultralibéralisme qui ne soit cependant pas un déni de la liberté, on finisse par constituer une " CityLeft? " à l'intérieur du cadre juridique général mondialisé ( de type "libéralisme économique mondialisé" ). Que ceux qui souhaitent réellement une autre politique plus "à gauche" , se mettent d'accord ENTRE EUX sur un cadre juridique commun qui leur soit propre.
L'occasion en est peut-être fournie par la zone d'instabilité juridique ouverte entre les différents niveaux de juridiction : internationale, européenne ( pour les pays européens ) , nationale, voire régionale ou municipale. En particulier par un renforcement progressif du droit international , sur lequel pourraient s'appuyer directement des "communautés virtuelles souveraines" créant par ailleurs leur propre juridiction interne.

Bref pourquoi ne pas profiter des contradictions entre les législations nationales, toutes pourtant supposées accordables avec les principes supranationaux et internationaux des textes juridiques internationaux , en particulier des Pactes liés aux Droits de l'Homme, pour proposer A CEUX QUI LE SOUHAITENT, la libre constitution de juridictions plus conformes à leur propre façon de penser et de vivre ? Pourquoi chercher obligatoirement à continuer à vouloir se mettre d'accord ( et en fait à bloquer toute évolution possible ) dans un même cadre "national" avec ceux qui ne pensent absolument pas comme vous et chercher à les "convaincre" ou encore à les "soumettre" à une politique que vous voulez sous prétexte qu'à un moment vous constituez une "majorité de gouvernement" et que vos opposants chercheront à défaire dès qu'ils auront eux-mêmes retrouvé une "majorité" ?

Dans le cadre de la "Copyleft_attitude" se prépare peut-être ainsi le laboratoire juridique des futures communautés politiques virtuelles globales, librement choisies par leurs membres-individus-citoyens.

En effet, alors que le mouvement "altermondialiste" semble pour l'essentiel toujours encore lié à l'idée d'un "changement de politique" de façon globale , en cherchant à transformer les politiques menées aux différents échelons politiques ACTUELS, donc en finissant par entrer dans des combinaisons de pouvoirs politiques de la "politique politicienne" ( dans la "pêche aux voix" ) ou en menaçant à l'inverse de retomber dans les errements d'un totalitarisme ou d'une quelconque "dictature du prolétariat" - fusse d'une nouvelle "classe révolutionnaire" , ce qui s'ouvre peut être ici, c'est un changement dans l'idée même de "politique" et de "démocratie" , au niveau de ce qu'on appelle le "peuple" ( démos ) comme entité "souveraine" . C'est à dire qu'il peut demain devenir possible que des individus , sujets de droit libres et égaux sur la seule base des textes INTERNATIONAUX comme les textes sur les Droits de l'Homme, CHOISISSENT par ailleurs , réellement, et non par la simple fiction du "contrat social" qui paraît-il lie les citoyens des "démocraties" actuelles , le cadre législatif  "particulier" auquel ils veulent collectivement se "soumettre", parce qu'ils sont fondamentalement et réellement d'accord sur les principes , les valeurs et un projet cadre collectif correspondant, proposant une certaine "communauté de destin". Il n'y a aucune raison de penser que les entités qui se sont historiquement constituées assez récemment comme "états-nations" doivent rester éternellement le cadre fondamental et exclusif de l'exercice d'une "SOUVERAINETE" collective .

Lien : sur APRIL, la question posée de la généralisation du concept de "libre" à la législation en général : "OpenLaw"

 


Par Arachne - Publié dans : Options et opinions
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