Filaments de célébrations célibataires

Descendances d'une Grande Mère à Varier
Mardi 11 mars 2008

Le développement progressif des "technologies de l'information et de la communication" ( TIC ) et bien sur notamment de l'interconnexion en réseau généralisée d' Internet au niveau mondial transforme les conditions de fonctionnement des sociétés humaines, et cette transformation est très loin d'être stabilisée. 

Une hypothèse de base , qui n'est cependant pas nécessairement partagée , ( elle conserve donc pour le moment encore largement un statut de simple hypothèse ) , est que ce développement des TIC remet déjà en cause, et le fera de plus en plus, la primauté des contraintes d'échange et de communication physique des hommes et des productions matérielles humaines définissant les "proximités" des "intérêts communs" qui tissent le "vivre ensemble" des sous-groupes humains à différentes échelles de regroupement.

De nombreuses formes de "Communautés virtuelles" dont l'essentiel du mode d'interaction et de régulation se fait à travers des supports  "TIC" , sont en train de se former, de se recomposer, etc. autour de toutes sortes de thèmes ou d'intérêts partiels communs, mais facilement étendus au niveau mondial .
Cette nouvelle forme de "Société Civile" pourra-t-elle longtemps se développer sans que le "cadre" juridico-politique de son développement ne soit sérieusement ébranlé ? Je ne le pense pas. 

La thèse de cet article est que la "cybercitoyenneté" devrait progressivement conduire beaucoup d'entre nous à CHOISIR comme référence de communauté politique et juridique "SOUVERAINE", non plus une "nationalité" , adhésion à un collectif d' Etat Nation territorialisé , mais plus fondamentalement à de nouvelles formes de COMMUNAUTE JURIDIQUE VIRTUELLES , véritablement législatives pour elles-mêmes et donc progressivement dotées d'une forme de SOUVERAINETE autonome, à tisser avec les formes multiples et anciennes de "souveraineté politique territoriale" .

En particulier l'histoire des "temps modernes" a progressivement conduit à installer, puis à généraliser au niveau mondial, un modèle d'entité politique sous forme d' "Etat" territorialisé , beaucoup de conflits entre ces Etats en constitution étant d'ailleurs liés à des questions de territoires et de frontières géographiques à définir entre les différentes zones de juridiction de la "souveraineté" de ces Etats .

Cette dynamique juridico-politique de la constitution territoriale des Etats modernes n'a pas été sans être en permanence concurrencée mais aussi souvent soutenue par d'autres forces sociales de cohésion ou de dissociation liées par exemple à des communautés éthniques , des communautés religieuses, etc.
On peut même dire que l' "Etat de droit" moderne , en particulier par exemple sous la forme de constitution "républicaine laïque" à la française, a contribué progressivement et non sans de nombreuses crises et échecs, à obliger des populations différentes et notamment des communautés religieuses , à coexister sur un "même territoire" en soumettant leur ordre juridique propre à une loi "politique" .
Cela n' est pas allé de soi, comme l'atteste l' adage " Cujus regio , ejus religio" ( Tel prince, telle religion ) , où il semblait aller de soi qu'on ne pouvait pas sur un "même territoire" avoir plusieurs religions : chaque religion étant supposé avoir "son territoire" lié à une juridiction unique de ce territoire.

Remarque : les "Empires" de l' Antiquité , comme les "Empires" plus récents ont tous dû expérimenter différentes façons de rendre compatibles les systèmes juridiques "locaux" avec le pouvoir et la juridiction "impériale".

L'évolution des formes de la socialisation juridico-politique n'est évidemment pas terminée , et les entités prétenduement "souveraines" des Etats territoriaux sont donc à réinterroger , en particulier quant à la pertinence de la liaison qu'une large majorité de personnes croient aujourd'hui encore nécessaire et "naturelle" entre cadre juridico-politique commun ( les fameux 3 pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire ) et territoire commun, comme si les logiques de proximité des territoires géographiques devaient nécessairement et éternellement constituer l'ossature essentielle d'une "constitution" politique.

Remarque : les "empires coloniaux" ont depuis longtemps déjà contre-carré cette logique seulement liée à une proximité territoriale , en allant constituer précisément des "colonies" à distance très "lointaine" , géographiquement dissociée, mais que d'autres liaisons "économiques" pouvaient tout à fait "rationnellement" justifier. De même des communautés religieuses montrent encore aujourd'hui leur capacités "transnationales" , de même que les entreprises "multinationales" de la "globalisation économique" . Certaines communautés culturelles traditionnelles ont aujourd'hui aussi quelque fois plus de membres dans la "diaspora" que dans le territoire d'origine.

La phase de "décolonisation" n' a pas permis , au contraire , de se libérer de l' emprise "territoriale" .
La considération internationale du "Droit des peuples" , plutôt qu'une rigoureuse application des droits de l' homme comme droits des personnes , a aussi contribué à ne pas permettre un passage plus rapide à des formes juridiques transnationales .
Et dans beaucoup d'endroits , la liberté potentielle des "citoyens" est encore en train de souffrir du "trop peu d'Etat de droit" . On constate aussi, qu'après la chute des régimes du "communisme réel" , de nombreux "peuples" essayent de se recentrer sur leur "pré carré" ... Ce n'est pas seulement dans certaines mentalités que le XIXème siècle semble de retour en plein XXIème ...

Il faudra donc peut-être encore attendre une plus forte densification des échanges informationnels à l' échelle planétaire, et un déséquilibre de plus en plus accentué entre la fluidité du capitalisme financier international et le manque de souplesse des institutions juridico-politiques territoriales ( notamment nationales ) pour y faire contre-poids , pour que les reconfigurations des réseaux d' affinités juridico-politiques se mettent à émerger à l' échelon mondial de façon transversale aux actuels découpages des frontières territoriales.

Bien sûr , il ne faut pas sous-estimer la part de la problématique politique qui restera toujours liée à la gestion commune de la "territorialité" comme telle ( " aménagement du territoire " ) et ceci à différentes échelles . Mais rien n' oblige les autres secteurs de la régulation politique et juridique de s'aligner sur la problématique "territoriale" lorsque le "territoire" et ses ressources n'est plus le noeud essentiel des conflits de pouvoir et des décisions collectives à prendre. 

Si c'est l '"information" qui devient le "bien" économique central , même si elle a besoin d'infrastructures matérielles et énergétiques liées à la maîtrise de zones territoriales précises, l' échelle temporelle et la densité des flux informationnels à l' échelle mondiale peut tout à fait devenir à un moment donné prépondérante en matière de constitution des "liens sociaux" .

Remarquons d'ailleurs qu' au sujet des "fractures économiques et sociales" , si pendant longtemps on a pu et on peut encore distinguer des zones géographiques de plus ou moins grand développement, la transformation des "pays émergents" , et sans doute même de la zone africaine à terme , de même que les migrations de toutes sortes , font que de plus en plus ces fractures de développement vont se situer sur ces différents territoires, dans une même configuration urbaine , entre des "quartiers" pauvres et "sous-développés" et des quartiers riches qui s'enferment dans un dispositif sécuritaire.
Et pourtant ces deux "mondes" sont supposés être régis par la même loi ( une et indivisible ) de l' Etat .

La fracture pays riches / pays pauvres est peut-être déjà en voie de diminution en "faveur" d'une fracture transversale grandissante entre les classes sociales privilégiées et défavorisées du même pays , pourtant dans un voisinage "territorial" étroit ( proximité en termes de distance physique ) .
La question de la légitimité de la "souveraineté" territoriale sera donc notamment posée à partir de l' impuissance éventuelle à réguler cette "fracture socio-économique" à partir d'un seul et même dispositif juridique, basé sur l'idée traditionnelle que le "vivre ensemble" est d'abord un vivre ensemble de "proximité physique" .

Bien évidemment j'entends aussi ici la remarque de tous les cyniques qui diront que , ON SAIT BIEN qu'il n'y a pas "Une Loi, identique pour tous " , mais que la Justice est "à deux" ou plusieurs "vitesses" , comme de multiples autres services supposés "publics" , et que la "Loi" unique de l' Etat n'est qu'une façade , comme autrefois la "religion unique" .
Mais , alors pourquoi , comme "cyniques" , voudraient-ils maintenir une telle fiction ? Parce que, étant du "bon côté" de la fracture , ils veulent garder les autres dans l'illusion ( comme naguère le bourgeois mécréant - y compris Voltaire, à certains égards - trouvait que la religion restait bonne pour maintenir le petit peuple dans l'obéïssance ... ) ?

Si donc, comme ailleurs, un certain nombre de privilégiés peuvent de fait se soustraire aux exigences de la supposée "loi commune" définie sur un même territoire ( Comme les "paradis fiscaux" en attestent régulièrement ... ) , pourquoi ceux qui voudraient en constituer une autre librement, entre eux , n'en auraient-ils pas le droit ?

Quel type de COMMUNAUTE JURIDICO-POLITIQUE VIRTUELLE ? Pour quoi faire ?

Il ne s'agit pas de "changer" pour "changer" : C'est bien parce que j'ai en tête un type de projet politique de mise en oeuvre plus réelle et à long terme des valeurs de "liberté égalité fraternité" , mais dont je pense qu'une politique "nationale" qui doit en permanence raisonner en termes de "majorités politiques à réunir et à satisfaire"  ne peut plus être le cadre juridique adéquat , que je me tourne de plus en plus vers une telle idée de COMMUNAUTE constituante et législative virtuelle , qui serait basée sur une LIBRE mais réelle adhésion aux valeurs ainsi "proclamées" , en définissant entre ses membres "citoyens à distance" , le nouveau cadre politique et juridique  dont nous aurions besoin.

Sans doute des idées similaires germent-elles ici et là ? Dans un avenir plus ou moins proche , la "connectivité" en deviendra suffisamment forte, pour émerger de la "soupe prébiotique" qui la nourrit déjà sur la Toile .

ArmandStroh / Arachne

Par Arachne - Publié dans : Options et opinions
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Samedi 22 octobre 2005
L'Union des "Républicains Radicaux"  ( U2R ) , héritiers de la vieille tradition radicale française , cherchent à reaffirmer  leurs valeurs  sur différents sites sur la toile.

Sur le site  France Républicaine ,
différentes tendances de la mouvance "républicaine" sont représentées.
Un nouveau blog : http://u2r.typepad.com/weblog/  permet  de se faire une idée des thèses  défendues par les "Radicaux Républicains".

Si  je peux bien partager un certains nombre de valeurs liées notamment à une affirmation  forte des valeurs des libertés individuelles  universalisables ( Liberté Egalité Fraternité ) ,  la crispation traditionnelle sur le cadre de l'Etat-Nation considéré comme cadre indépassable  de l'exercice de la citoyenneté , me semble de plus en plus comme obsolète. 

Il me semble en effet qu'il y a une contradiction essentielle à se référer à un cadre de valeurs "universalisables"  , donc potentiellement indépendant de toute territorialité particulière , et de continuer à penser  le cadre des frontières de l' Etat-Nation comme le référent fondamental de la "souveraineté".

 N'importe quel échelon  territorial ou d'autres modes d'association coopérative à l'échelle internationale pourraient suivant le cas être  plus adéquats à la diffusion ou à la défense des valeurs en question que le cadre politique étriqué de l'Etat-Nation qui montre de plus en plus son impuissance et/ou sa paralysie quand il s'agit de construire une véritable politique ou un projet à long terme., parce que ses composantes politiques se bloquent réciproquement  et, à cause des enjeux électoralistes,  ne peuvent que gérer cette impuissance , simplement en  pilotant à vue en fonction des  fluctuations de l'opinion publique.

Il devient  nécessaire aujourd'hui pour tous ceux qui dans le monde sont susceptibles de se reconnaître dans de telles valeurs , à la fois de liberté individuelle ( libre choix de la forme d'association et de coopération ) et d'une  solidarité  "économique et sociale"  volontaire nettement  renforcée, de penser à constituer progressivement  en dehors des frontières politico-territoriales actuelles , de nouveaux  espaces  d'exercice pour leur projet politique commun.

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Vendredi 23 septembre 2005
La vie rêvée de Leplus
Par Arachne - Publié dans : Arachne fils
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Jeudi 1 septembre 2005
La première salle du  labyrinthe de l' Araignée "Quipudep " est  intitulée "Algues"  :

Algues  , salle 1 de l' Araignée
Par Arachne - Publié dans : Araignée Quipudep
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Jeudi 1 septembre 2005
Ici commence un essai d'utiliser conjointement les ressources d'un blog et celles d'un site web "statique"  préexistant  : celui de VincentLeplus  et de son AraiGnee .

L'objectif  est de voir si des élèves de l'école élémentaire peuvent utiliser  un blog  pour enregitrer des traces - mémoires de leur parcours  de navigation dans un autre objet  hypertextuel en ligne., poser des questions ,  proposer des commentaires  et  des liens vers d'autres ressources  en ligne .

L' Araignée vous accueille

Ah ! J'oubliais   .  SUITE
 
Par Arachne - Publié dans : Araignée Quipudep
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